Carte "compétences et talents": sept bénéficiaires au Sénégal
Dakar, correspondance
En déplacement à Dakar, le ministre français de l'Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a, lors d'une réception donnée à la résidence de l'ambassadeur de France au Sénégal, remis à sept sénégalais leur carte "compétence et talents". Aurélie Royet, deuxième conseiller à la chancellerie de France au Sénégal, et Baila Boubou Ba, analyste financier bénéficiaire de ce dispositif, exposent les principes de cette mesure française destinée à attirer les compétences professionnelles en France…
Qu’est ce qu’une carte "compétence et talents" ?
Aurélie Royet: C’est une carte qui permet à des professionnels d’autres pays de venir participer au rayonnement de la France, sur la base d'un contrat de trois ans renouvelable une fois, en exerçant une activité qui leur permettra de mener à bien leur projet pour contribuer au développement de leur pays d’origine. Il s'agit donc vraiment d'une immigration de travail "gagnant-gagnant" qui traduit la volonté du gouvernement français de favoriser la mobilité et la circulation des compétences.
Sur quels critères choisissez-vous les bénéficiaires ?
Aurélie Royet: La carte "compétence et talents" concerne des cadres de profils les plus divers tels que les informaticiens, les ingénieurs, les analystes financiers, les spécialistes en communication, les écrivains, les artistes, etc. Toute personne ayant une qualification dans un de ces secteurs d'activité peut postuler, à condition bien sûr d'avoir un projet de développement pour appuyer sa demande.
Qui sont les premiers bénéficiaires de ce projet au Sénégal ?
Aurélie Royet: Ce sont des gens qui représentent bien cette diversité dans les activités et qui sont traversés par le même esprit d’entreprise, d’audace et d’innovation. Aujourd’hui, ils sont au total sept personnes à bénéficier de ce projet. Ce sont Baila Boubou (analyste financier), Abdoulaye Dieng (gestionnaire informatique), Coumba Sy (docteur en géoscience et chargée d’études dans les énergies éoliennes), Daouda Diop (professeur de danse contemporaine), Papa Mamadou Guene (manager commercial dans le centre d’appels de référence du Sénégal), Aloizia Marie Sagna (journaliste et technicienne en communication) et Arona Diagne (analyste en reporting dans un centre d’appels).
Comment postuler pour la carte "compétence talent" ?
Aurélie Royet: C’est simple, il vous suffit d’aller sur le site de l’ambassade de France au Sénégal (www.ambafrance.sn), parcourir la page "agence Anaem", où vous trouverez tous les renseignements possibles.
Pour Baila Boubou Ba, un des sept bénéficiaires de la carte "compétences et talents", le choix de la France comme pays d'émigration pour mettre en place son activité professionnelle est avant tout conditionné par une histoire personnelle…
Que comptez-vous faire durant les trois ans que vous allez passer en France ?
Baila Boubou Ba : J’ai déjà reçu une accréditation pour être consultant freelance sous le label BBBConsulting pour la société de conseil et d’ingénierie spécialisée dans l’optimisation de la performance des directions financières Bios consulting. J’ai été analyste financier durant plusieurs années dans un organisme international, et mon but aujourd’hui est de monter ma propre entreprise pour aider les immigrés sénégalais et maliens à gérer leurs investissements au pays. D'où mon objectif d‘approfondir mes connaissances en France…Avez-vous déjà des contacts avec des immigrés ?
Baila Boubou Ba : Oui, je collabore déjà avec des regroupements socio-économiques de Sénégalais, de Maliens, ainsi que des institutions comme les écoles, les centres de santé ou les régions et communes françaises habituées à apporter un soutien financier pour des projets de co-développement au Sénégal.
Pourquoi avoir choisi la France, alors qu’il y a également une forte communauté sénégalaise en Espagne ou en Italie ?
Baila Boubou Ba : C’est d’abord parce que je connais mieux la France. Ensuite, étant moi-même issu d’une région de forte émigration au Sénégal (Kidira), j’ai voulu démarré mes travaux avec des immigrés issus de la même région que moi. Et il se trouve qu’ils sont plus nombreux en France qu’en Espagne et en Italie.
Propos recueillis par Dissirama Kaliwa
Lire aussi dans Co-Developpement.org
Pas de commentaires pour le moment.
|
27/06/2010 - 29/06/2010 Salon international du recrutement et des ressources humaines en Algérie 12/05/2010 Trajectoires diasporiques, processus communicationnels et construction identitaire 06/05/2010 - 08/05/2010 Draw a vision of Cameroon 16/04/2010 - 18/04/2010 Careers in Africa 01/03/2010 - 02/03/2010 Le rôle de la femme entrepreneure dans le développement économique de l'Union du Maghreb 22/02/2010 - 24/02/2010 Sommet européen des gouvernements locaux 12/02/2010 Travailler avec les diasporas dans les collectivités locales |
||


