France-Sénégal: 11 millions d'euros pour soutenir les projets de co-développement

Dakar, correspondance
 
Un appui financier de 7,2 milliards de Francs CFA (11 millions d'euros). C’est le montant des deux conventions, signées lundi 26 janvier 2009 par la France et le Sénégal, pour la mise en œuvre de deux programmes visant à soutenir les émigrés en vue du développement de leurs régions d’origine. Le ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop, et l’ambassadeur de France à Dakar Jean-Christophe Rufin, ont procédé à Dakar à la signature des deux conventions de financement qui s’inscrivent dans le cadre du programme "Initiatives de co-développement".
 
Les ressortissants sénégalais résidant en France vont bénéficier de l’appui de la France pour la mise en œuvre de projets de développement local. Selon Abdoulaye Diop, la première phase de ce projet a donné pleine et entière satisfaction au vue des actions de développement réalisées par les migrants dans les régions de Matam, Tambacounda, Saint-Louis et Louga, dans des secteurs sociaux comme l’éducation, la santé et l’hydraulique rurale.
 
Un bilan jugé positif
 
"La réussite de ces actions entraîne aujourd’hui une attente très forte de la diaspora sénégalaise établie en France, a déclaré Jean-Christophe Rufin. Ces émigrés multiplient ces initiatives pour le développement d’activités économiques ou de réalisations d’infrastructures dans leur localité d’origine". L'ambassadeur de France a par ailleurs signalé que le terme co-développement est désormais remplacé par celui de "développement solidaire".
 
Jean Christophe Rufin a également indiqué qu’avec un budget de 2,5 millions d’euros et 5000 ressortissants sénégalais ayant pris part au dispositif, le projet a été un succès: "197 Sénégalais établis en France ont pu réaliser leurs ambitions en s’intégrant dans le tissu économique à travers des investissements à distance ou dans le cadre d’une réinstallation. Il en est de même de la catégorie des Sénégalais hautement qualifiés qui ont saisi l’opportunité de mettre à la disposition de leur pays d’origine, tout leur savoir faire, leur compétence et leurs expertises", s’est félicité Jean-Christophe Rufin. Il a aussi salué l’engagement des Sénégalais établis en France dans le développement économique et social de leur pays d’origine.
 
Élargissement du dispositif
 
"La deuxième convention permettra dans la période 2009-2011, de renouveler l’expérience concluante de la première phase tout en intégrant de nouvelles composantes qui prennent en compte la dimension des jeunes enfants issus de parents émigrés pour participer à des actions de développement au Sénégal et le combat contre la facture numérique, pour les enfants des régions enclavés", a affirmé le ministre de l'Economie et des Finances.
 
Abdoulaye Diop a également assuré que le gouvernement sénégalais prendra toutes les mesures nécessaires au succès des projets qui viennent de recevoir ces financements: "nous avons déjà inscrit la contrepartie sénégalaise, nécessaire à la bonne exécution de ces projets. Nous veillerons également à ce que l’administration sénégalaise et particulièrement le ministère en charge de ce secteur soit mieux impliqués dans la mise en œuvre de ces projets", a-t-il souligné.
 
Le programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement, d’un montant de 9 millions d’euros, s’articule autour de cinq axes: l’accompagnement des promoteurs sénégalais établis en France et porteurs de projets d’investissements économique privés au Sénégal, la mobilisation de la diaspora hautement qualifiée pour la réalisation de mission de courte durée, le financement de projets de développement local dans les régions d’origine des migrants, la mobilisation de la jeunesse sénégalaise établie en France dans des action de développement vers les régions d’origine de leurs parents, et la mise en œuvre d’une action sectorielle de contribution au désenclavement numérique des régions périphériques du Sénégal.
 
 
Dissirama Kaliwa

 

 
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