Agriculture: accord entre l'OIM et les Nations-unies pour appuyer les initiatives de migrants

 

L'Organisation des Nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) annoncent la signature d'un accord pour aider les travailleurs immigrés à investir dans l'agriculture de leur pays d'origine. Il s'agit d'œuvrer pour la mise en place de projets agricoles dans les pays en développement par les communautés de travailleurs immigrés résidant dans les pays de l'OCDE en direction de l'Afrique, de l'Asie, de l'Amérique latine et du Moyen-Orient. L'objectif de cet accord est de susciter des partenariats avec "les gouvernements locaux ou centraux dans les pays développés et en développement tout en mobilisant les ressources humaines, financières et en nature des Etats, des associations de migrants, des ONG et du secteur privé".
 
"Cet accord reflète la reconnaissance internationale croissante du rôle important des travailleurs immigrés dans leurs pays d'origine, leurs contributions financières et leurs expertises étant des atouts majeurs", indiquent les partenaires. L'enjeu consiste à encourager "l'investissement agricole productif" et à "fournir aux migrants une assistance technique pour formuler des propositions de projets d'entreprenariat agricoles susceptibles d'offrir des emplois et de procurer des revenus complémentaires à leurs communautés d'origine".
 
Selon le FAO et l'OIM, "la pierre angulaire du protocole d'accord est le concept de co-développement, une sorte de voie à double sens qui permettrait aux migrants de placer leurs expertises et leurs ressources au service du développement de leur pays d'origine tout en renforçant leur intégration dans le pays hôte".
 
Près d'une trentaine d'accords de coopération sont déjà conclus avec des organismes locaux ou régionaux en Italie, France, Espagne et Belgique pour la mise en oeuvre de projets de développement dans le cadre du programme de coopération décentralisée lancé en 2002 par la FAO. Les partenaires rappellent que, en 2008, les transferts des travailleurs immigrés vers leurs pays d'origine représentent "283 milliards de dollars, soit davantage que le montant de l'aide extérieure ou des investissements directs extérieurs, selon les chiffres de la Banque mondiale".
 
Contact: OIM Rome, Flavio Di Giacomo, +39 06 44 186 207, fdigiacomo@iom.int
www.iom.int