Crise financière: le Maroc s'attaque à la baisse des transferts d'argent des migrants

Pour endiguer la baisse des transferts d'argent des migrants marocains vers le Maroc accusent une du fait de la crise économique actuelle, de plus de 14% sur un an, Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l’Etranger, vient de présenter les premiers résultats des travaux du "comité sectoriel" mis en place par le gouvernement pour "anticiper les répercussions de la dite crise et proposer un ensemble de mesures" destinées à encourager les investissements économiques de la diaspora. Les envois de fonds représentent plus de 14 528 millions de dirhams (près de 1,3 milliard d'euros) fin d’avril 2009, contre 16 939 millions (plus de 1,5 milliard d'euros) l'année dernière à la même période. Cette tendance s'affirme en avril pour les transferts par virement, qui enregistrent un recul de 10,72%, contre 8,02% en mars.
 
Pour attirer davantage les fonds des migrants, le Maroc souhaite "développer de nouvelles niches de transferts" avec la mise en place d’un "mécanisme d’encouragement des investissements". Le système serait articulé articulé autour d'un "apport en fonds propres" de minimum 25%, une subvention d'Etat à hauteur de 10% et l'accès à un crédit bancaire d'au maximum 65%. Les bénéficiaires d'un tel dispositif doivent apporter un investissement d'au moins 1 million de dirhams (environ 88 600 euros), la subvention de l’Etat étant plafonnée à 5 millions de dirhams.
 
Mesures incitatives pour attirer les investissements
 
Les conclusions du "comité sectoriel" évoquent également l'idée de faciliter l’accès aux crédits immobiliers. Elles proposent de même une opération de gratuité des transferts d'argent par les banques jusqu’au 31 décembre 2009, suivie d'un effort pour baisser au maximum le coût du change, réduire les commissions aux envois de fonds vers le Maroc "qui restent parmi les plus élevées au monde". Le comité propose ainsi une "baisse de 50%, à partir du 1er juin 2009, de la commission de change appliquée à l’ensemble des transactions avec l’extérieur pour la réduire de 2‰ à 1‰ et la suppression totale de la part de l'État dans un horizon de deux ans".
 
Plusieurs mesures pour accompagner les Marocains de l'extérieur "affectés par la crise" sont mises en avant: "intensification de l’action diplomatique pour le règlement des problèmes engendrés par la perte d’emploi et du droit au séjour", "renforcement des services sociaux auprès des ambassades et des consulats pour une meilleure prise en charge des répercussions sociales de la crise", "réduction de 95% des droits de chancellerie", "mise en place, par les principales administrations, de guichets uniques".
 
"Les données disponibles ne permettent pas de renseigner de manière fiable sur les effets de la crise sur les Marocains résidant à l'étranger", constate le comité sectoriel. Proposition est donc faite de "créer des cellules de veille stratégique au sein des missions diplomatiques et postes consulaires" pour suivre "l'évolution de la situation économique et sociale des pays d’accueil".
 
Source: Ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, www.marocainsdumonde.gov.ma
 
 
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