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Institut Panos

Microfinance: une étude sur la valorisation de l’épargne des migrants

 

Le Réseau français de la microfinance (RFM), instance informelle d’échanges, de concertation et de capitalisation entre acteurs français animée par Epargne Sans Frontière, publie une "étude réglementaire et des partenariats possibles dans la valorisation de l’épargne des migrants pour le développement". Ce document doit servir de cadre pour les institutions de microfinance qui souhaitent proposer une offre de produits spécifiques aux migrants en France. Le RFM réunit en France le ministère des Affaires étrangères, l’Agence française de développement (AFD), le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi ainsi que des banques commerciales et des fondations, des ONG et bureaux d’études, des universités et centres de recherches, des organisations de migrants.
 
Le document du RFM s’intéresse aux transferts de fonds des migrants résidant en France vers le Maroc, les Comores, les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et de ceux de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). L’étude cible également l’offre de produits de placement et "l’utilisation de ces fonds au Sud dans le cadre d’actions de co-développement". Le contexte règlementaire est passé en revue, ainsi que les perspectives d’évolution du secteur financier. Ainsi, "la libéralisation progressive des entreprises de paiement, établissement de monnaie électronique et autres messageries financières, pourraient permettre aux institutions de microfinance de mieux contrôler les deux bouts du corridor financier".
 
Les conclusions du Réseau français de la microfinance soulignent que "les solutions les plus prometteuses semblent liées à l’utilisation des nouvelles technologies, à savoir principalement le téléphone mobile et dans une moindre mesure des solutions via Internet et cartes à puce".
 
L’étude montre que "deux schémas institutionnels principaux" sont envisageables autour de la téléphonie mobile. Un serait "dominé par les quelques très grands opérateurs (moins de cinq par pays, détenteurs de licences d’exploitation) qui se partagent les marchés de la téléphonie mobile et pourraient créer des établissements de paiement ‘propriétaires’ dans chaque pays d’implantation". Un autre serait "lié à des partenariats plus ou moins ouverts avec des institutions financières existantes (banques voire institutions de microfinance au Sud), voire complètement ouverts, où lesdites institutions financières utilisent la téléphonie mobile pour y greffer des opérations de transfert de compte à compte".
 

 

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